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TOULOUSE |
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Deux
édifices éclairent les débuts de l'architecture religieuse à Toulouse la
cathédrale Saint-Étienne et la basilique Saint-Sernin.
Cette dernière, sanctuaire édifié sur la tombe du martyr qui dirigea la première
communauté chrétienne de la cité, dut son importance au développement du
culte des reliques. Au
début de l'époque romane on assiste à une floraison de l'architecture
chrétienne toulousaine. C'est
en effet à la fin du XIe et au début du XIIe que fut bâti Saint-Sernin.
Au même moment la sculpture romane languedocienne trouve à Toulouse, tant à Saint-Sernin, à Saint-Étienne, qu'à la Daurade son
principal foyer de rayonnement. |
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Cathédrale Saint Étienne |
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La
seconde moitié du XIIe siècle marque un ralentissement des chantiers. Des
transformations techniques et esthétiques notamment dans le domaine des matériaux
où l’on voit disparaître le mariage de la brique et de la pierre blanche
caractéristique des parties les plus anciennes de Saint-Sernin,
de Saint-Étienne, ainsi que de Saint-Pierre des Cuisines. Ce dernier édifice
était un prieuré de Moissac datant du XIe siècle, qui fut l'un des centres de
la vie politique de la cité. Cette polychromie, héritée des traditions
gallo-romaines, fait place à l'usage exclusif de la brique devenu
caractéristique de la région. La grande sculpture romane entame
alors son déclin, il en résulte une construction plus dépouillée. C’est
l'apparition d'un type de voûte nervée, très différent de celui qu'adopte
l'art gothique du nord de la France. Elles aboutissent à un succès décisif
avec la nef de Raymond VI de la cathédrale Saint-Étienne : nef unique,
construite en briques, dont les trois travées larges de |
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L'impulsion au développement de cette
nouvelle architecture fut donnée par les ordres mendiants. Dominicains
et Franciscains, appuyés par l'Université, organisèrent la lutte contre les
adversaires de l'Église. |
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Leurs moyens d'action furent l'enseignement et la prédication, mais la répression succédait à la persuasion en cas d'échec de cette dernière. Au XIIIe siècle se trouvèrent réunies les conditions pour la construction de la grande église des Jacobins. L'église des Ermites de
Saint-Augustin ne fut commencée qu'au début du XIVe siècle. Il en alla
de même pour les Carmes, leur petite chapelle du XIIIe fut remplacée au début
du XIVe s. par la grande église des Carmes dont seuls le
chevet et le transept ont été terminés. |
Couvent des Augustins |
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Les caractères de clarté,
particuliers à la nef de Saint-Étienne et aux grands vaisseaux monastiques,
furent adoptés par les églises paroissiales du XIVe au XVIe s. |
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Église Notre Dame du Taur |
La nef de l'église Notre Dame du Taur, édifiée au début du XIVe siècle, était un simple parallélépipède rectangle. Elle fut prolongée à la fin du siècle par deux travées pourvues de chapelles latérales et par un chevet. Dans le faubourg Saint-Cyprien, on reconstruisit à l'époque gothique l'église Saint-Nicolas. Au début du XVIe, le style architectural
gothique du Midi, donne son chef-d'œuvre à Notre Dame de la Dalbade, l'église « blanche » de la Vierge. |
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La fidélité aux traditions locales
demeure stricte dans la chapelle Notre-Dame de Nazareth construite à la même
époque. La Dalbade sera la dernière manifestation
importante à Toulouse de l'art gothique méridional, dont le déclin correspond
à l'effacement des ordres religieux traditionnels. A la fin des guerres de Religion, on
assiste à une véritable invasion mystique, Toulouse devient une ville de
couvents, de telle sorte que des rues entières se trouvent dépourvues de
maisons d'habitation et de commerce. Deux édifices sont révélateurs des
tendances artistiques de l'époque, l'église Saint-Exupère,
ancienne chapelle Saint-Joseph des Carmes déchaussés et la chapelle des
Carmélites. Toutes deux de la première moitié du XVIIe siècle. |
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Grâce aux fondations religieuses de
la Réforme catholique, la peinture toulousaine connut donc un âge d'or qui débuta
avec le XVII s. et se prolongea jusqu'à la Révolution. Les largesses des donateurs
transforment les couvents en musées et favorise les confréries de Pénitents
apparues au cours des guerres religieuses. C'est la confrérie des Pénitents
bleus qui élèvera le monument le plus original de l'époque, la chapelle
Saint-Jérôme. |
Église Saint Jérôme |
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A la veille de la Révolution, alors
que la crise des Ordres est générale, les Chartreux transforment le
sanctuaire de leur chapelle et contribuent à introduire le style
néo-classique à Toulouse avec les sculptures de Lucas dans, aujourd’hui
l’église Saint-Pierre-des-Chartreux. Le
XIXe siècle, dans l'ensemble, accuse un manque d'originalité et une
incapacité de créer en copiant les styles du passé. |
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